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 OKTESTETSTESTT

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Swenn
Admin




MessageSujet: OKTESTETSTESTT   Sam 1 Juin - 16:06

I'm born.
▲ to die ▲

I am me.
▲ and you ? ▲
calme▲discrète▲lunatique▲fort tempérament

amour► tu y crois, toi ? Elle non. Pourtant, une lueur d'espoir brille au loin.(un mâle ou une femelle. Elle est plus attirée par les femelles.) ❥ LIBRE PRIS

ennemi► elle te hais. Elle voudra toujours ta mort. Toujours. Parce que tu l'as blessée. Ou peut être est-ce elle ? ... (mâles & femelles.) ❥ LIBRE PRIS

meilleur ami► tu l'aide à surmonter des épreuves. Elle t'aprécie beaucoup, toi en retour. C'est une belle histoire, une amitié loin d'être brisée. (un mâle & une femelle.) ❥LIBRE PRIS

simple ami► elle t'as rencontré et a apprécié ton tempérament, ou ton calme. Vous êtes restés en contact, par hasard ou par volonté. (mâles & femelles) ❥LIBRE PRIS


You are ...
▲ GIRLZ. ▲

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Swenn
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MessageSujet: Re: OKTESTETSTESTT   Dim 9 Juin - 17:26

i am a beautiful monster.

Une ombre s'étend dans cette rue si sombre. Tu peux voir ses longues jambes et ses cheveux lisses. Une partie de son visage est baignée dans l'obscurité. L'autre laisse apercevoir de grands yeux émeraude entrouverts. Ses longs cils battent difficilement. Des mèches de cheveux bruns, presque noirs, effleurent ses paupières. De minuscules tâches de rousseur ornent ses pommettes. Si petites. Presque inexistantes. Un liquide carmin brille au bord de ses lèvres rosées. Elle s'approche enfin. Tu la regarde en silence. Elle est si grande, pour un ventre plat et une poitrine moyenne. Puis elle s’effondre. Caché dans l'ombre, tu l'entends soupirer, puis gémir. Sa voix cristalline te surprend. Elle n'est pas ce que tu crois. Une peau pâle, recouverte de tâches bleuâtres la soutient. La fille lève la tête au ciel, pour contempler les nuages de coton. Soudain, une goutte tombe. Puis deux. Ses cheveux lui cachent à présent le visage. Tu connais maintenant, le visage de celle qui les a tous fait fuir. Et tu te demandes pourquoi.
go on and try to tear me down .

De toute façon, c'était inscrit. Tout le monde l'attendait ainsi, la gamine. Son tempérament de fer et ce petit cœur qui ne peut se briser. Là où règne une insensibilité qui écarte les passants. Là où nul ne peut accéder. Et cette émotion, si pure, mais inaccessible selon les uns, alors que d'autres voient une lumière briller au plus profond de ses yeux. Elle ne connait pas cette douleur. L'amour. Elle n'en a jamais reçu. Son esprit a été forgé d'un métal incassable. Trop de coups ont donnés vie à une bête féroce. Rebelle et sauvage, elle marchera sur un fil, qui tôt ou tard, se brisera. Elle sombrera dans l'oubli, plus personne ne parlera du monstre de la récréation. Les fillettes reprendrons leurs poupées, alors qu'Alaska, elle, les brûlera comme de vulgaires chiffons. Je parle bien des poupées de soie. Mais au fond de ce champs de guerre ravagé où gisent les souvenirs brûlants de la fille, se cache une fleur. Elle se fane peu à peu, les pétales tombent, mais elle est bien là. Cette fleur se nomme l'écoute.. Si l'on regarde bien, une autre semblable orne son cœur. La patience. Oh, mais approchez-vous donc. La générosité leur fait compagnie. Mais tu ne pourra pas t'approprier leurs pétales pourpres aussi facilement. tu peux très bien repartir un œil au beurre noir. Ou deux. Dans ses yeux brille au loin une lueur. Elle te tend les bras, murmurant doucement libères-moi à ton âme. Elle implorera ton pardon, et tu te demandera pourquoi. Sa voix cristalline qui résonnera t’enveloppera. Mais tu la laissera seule, au milieu d'un tapis de feuilles et de tâches d'encre.
go on and try to tear me down .

Le soleil pose ses rayons sur le parquet poussiéreux. Il réchauffe le bois qui crépite doucement. Puis les rideaux se ferment. Tu vois une silhouette en emmener une autre dans la pièce la plus proche. Puis des pleurs retentissent. Tu veux t'approcher de la chambre, mais tu ne peux pas. Tu n'es qu'une ombre. La porte s'ouvre, un homme en ressort, le visage pâli par la peur. Dans le fond de la pièce gis un corps frêle, innanimé. Cette fillette n'a que dix-neuf ans.

Et tu ignores son passé. Elle était si heureuse, avec ses parents. La petite famille dansait sous le soleil, chantonnait, s'aimait. Et ses yeux, d'un vert si unique. Comme deux grands émeraudes qui ornaient son visage. Ses joues rosées, son teint vivifiant. Et cette robe, tricotée par sa grand-mère. La famille type. Et ce petit chien qui gambadait entre les roses. On l’appelait Flocon. Il était blanc. Ils s'amusaient bien, avec Alaska. Tellement inséparables. Bien sûr, la gamine avait des amis.

Ils s'aimaient tous. Jusqu'au jour ou le père perdit son emploi. Trop de postes furent supprimés, dont le sien. Il sombra dans la drogue et l'alcool, devint dépressif. Ce boulot était tout, pour lui. Alors il rentrait ivre chaque soir. Sa femme le regardait tituber entre la cuisine et le salon, trop impuissante pour réagir. Et sa fille, cette petite brunette qui était si heureuse autrefois, resta de marbre. Elle ne savait quoi faire. Ces questions qui dansaient dans sa tête l'empêchait d'en parler. Ses notes baissèrent, ses amis partirent peu à peu, la délaissant. Elle se forgea un tempérament de fer. Elle devint rebelle, sauvage, se mit à se battre à l'école, en oublia sa santé. Bref, elle aussi sombra en une sorte de dépression. Les professeurs ne savaient pas non plus quoi faire. Ils la redoutaient. Scrutaient chaque angle pour éviter de la croiser. Certains affirmaient avoir vu son père la battre. Mais rien de plus. Les rumeurs s'étendirent dans l'enceinte de l'école. Et elle devint la risée des élèves. Elle n'était pas normale, pour eux.

Deux ans passèrent, elle avait dès à présent quatorze ans. Sa mère découvrit enfin les blessures de sa fille. Son cœur était déchiré. Sa vie brisée. Et ces bleus, sur son épaule, n'étaient que ses souvenirs. Cette vie d'antan n'était que passé. Alors elle dessinait, quand ses blessures l'empêchaient de parler. Elle dessinait des oiseaux, en signe de liberté. Sa pauvre mère, trop fragile pour pouvoir défendre sa fille, contemplait ses œuvres avec stupéfaction. C'était tout ce qui lui restait.

Puis la femme décida de partir. Oui, en laissant sa fille entre les mains d'un fou. Elle était perdue, telle une goutte d'eau atterrissant en plein désert. Invivable. Irrespirable. Elle parti du jour au lendemain. Sans laisser de mot. Rien. Rien sauf un vieux carnet aux pages jaunâtres et trois livres qu'elle posa sous le coussin de sa fille. Celle-ci le trouva rapidement. Elle en prenait soin. Trop soin. Elle veillait à ne pas dessiner sur toutes les pages, à s'en laisser pour plus tard. Et les livres ? Elle se mit à les lire dès sa première minute de libre.

Et vint le jour de son anniversaire. Elle l'avait oublié. Elle ne savait même plus qu'elle allait fêter ses dix-neuf ans. Ça lui était égal. Elle passa sa journée normalement, sans oublier les bagarres à l'école et les coups à son retour. Elle marchait, seule, dans cette rue. Sombre. Froide, bien qu'on était au printemps. Chacun de ses pas la menait vers cet homme, fou, dangereux. Mais la fille savait que partir était trop dangereux. Il allait la chercher, pour la retrouver. Et peut être lui faire subir pire.

Alaska avait le visage neutre, mais pâle. Son ombre s'étendait sur le trottoir. Elle se sentait seule. Vinrent les cinq claques qu'elle méritait, et elle s'endormit.

Tic, tac, tic, tac.
Trois heures du matin.
Trois heures trente.
Trois coups retentissent à la porte.


Elle sait que c'est son père. Il arrive, une bouteille à la main. Alaska ne peut entendre ces excuses qu'il marmonne dans sa barbe. Il s'excuse. De quoi ? De toutes ces années ou il l'a battu ? De ces soirs ou la pauvre mère croyait voir le cadavre de sa fille gisant au milieu du salon ?

L'homme secoue sa bouteille. Pris de remords, il la lance.Les bouts de verre ensanglantés brillent au sol. À côté du cadavre de la fille, et d'un bouquin.

Mais ce n'est pas tout. Elle ouvre les paupières. Elle a mal. Il fait chaud, mais elle frissonne. Cette pièce lui semble familière. Son soupir résonne. Alaska a du mal à se relever. S'adossant au mur, elle se remet sur pieds. Difficilement. Et cette lueur qui lui attirent l’œil. Un distributeur ? Non, une machine bien plus complexe. La fille ne ressent plus de douleurs. C'est fini. Tout est fini. Mais son passé la hante toujours. Elle titube vers cet engin. Son écran affiche des mots qu'elle a du mal à comprendre. Elle est choquée.

Trop choquée pour comprendre. Elle ne vois qu'un mot qui la résume bien. Anormaux. . Des larmes coulent sur ses joues. Est-elle enfin débarrassée de cette douleur qu'elle a au ventre ? Ce nœud. Elle n'arrive pas à croire à ce qu'elle vit. Alors elle pose le poing sur la première chose qui lui vient à l'esprit. Elle est anormale.
i've got the power.

Tu vois les feuilles voleter autour de toi. Mais tu marches. Tête droite, dos droit. La peur se lit dans tes yeux. Tu sais bien qu'arrivé au bout de ce chemin, tu ne sera pas seul. Et là, tu l'aperçois. Elle reste seule, à se lamenter. Mais elle reste muette. Discrète, bien qu'un sourire en coin se dessine sur son visage. Tu la vois se ravir, peu à peu. Son visage n'est plus aussi clair. Et tu te demandes pourquoi. Alors tu suis son regard pour tomber nez à nez avec une feuille parsemée de traits. Ils ne veulent rien dire, pour toi. Puis ils commencent à former quelque chose. L'encre caresse le papier, dans un murmure silencieux. Une colombe se dessine sur la feuille. Blanche comme le teint de la fille. Et là, tu la vois s'envoler. Oui, sérieusement. S'envoler. La feuille était son nid, elle doit maintenant vivre pleinement. Mais tu ne trouves pas ça normal. La colombe est comme ... sortie du papier. Tu vois que la jeune fille a du mal à comprendre ça. Tu vois aussi qu'elle dessine bien. Elle a un bon coup de crayon. Puis de l'ambition commence à prendre place dans ses yeux. Et elle arrache une nouvelle feuille de son carnet, tandis que la colombe s'en va à tire d'ailes. L'inconnue dessine rapidement. Un cheval ? Dès qu'elle a fini, elle jette le carnet à terre. Une violente secousse se fait sentir. Un cheval apparaît, comme aspiré par notre oxygène. La fille se lève brusquement. L'animal noir est trop grand, alors la brunette fait un pas en arrière. Il s'approche, puis se cabre. Contre-attaque.
Puis elle se jette sur le carnet et le stylo. Tu la vois griffonner quelque chose, puis un énorme mur sort de sous terre. L'animal, étourdi, lui tourne le dos.

Elle a tellement de mal avec les grandes choses, animaux, ou autres. Enfin, c'est ce que tu te dis. Ils peuvent l'attaquer, la blesser, sans même comprendre que c'est elle, et elle seule qui les a créés.
hey.

PRÉNOM/PSEUDO ; Enea. LE PSEUDO JE DIS PAS. LAMA.

ÂGE ; 18 ans.

T'AIMES LES PATATES ? PATATES.

TU PRÉFÈRE LE VERT OU LE BLEU ? Le blanc cassé.

COMMENT T'ES ARRIVÉ ICI ? Je me suis téléportée.

LE CODE TROP MÉGA SECRET ; Euh. Nan, je vais pas dire ça. J'aime pas les girafes. ( surtout quand elles sont bleues en fait. )

CHAMP AUTRE QUI SERT PAS À GRAND CHOSE Ô/ ; LES LAMAS C'EST MIEUX. & désolée pour les métaphores incompréhensibles, si vous pigez (pas) quelque chose, dites "LE MOI".

C'EST VOTRE DERNIER MOT ? LES LAMAS C'EST TOUJOURS MIEUX. Et les platypus aussi. Et les paresseux. Les codes sont de ATF.
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MessageSujet: Re: OKTESTETSTESTT   Dim 23 Juin - 11:59


bisexuelle ▲ anormale ▲ donne vie à ses dessins ▲ sauvage ▲ rebelle ▲ bagarreuse ▲ insensible ▲ impértueuse▲ téméraire ▲  impassible ▲  froide

meilleur ami ♥♥♥♥♥ | elle t'adore, fait des bêtises avec toi et n'a pas peur d'avoir honte en ta compagnie. Tu dois pouvoir faire sécher ses larmes et la faire sourire.  
pot-de-colle ♥♥♥♥ | tu n'arrêtes pas de la suivre. 'fin, c'est vrai quoi, lâche là deux minutes ! Elle essaie de t'ignorer, mais rien à faire, tu es toujours sur ses talons. 
souffre-douleur ????? | elle t'as choisi. À chaque fois qu'elle te voit, c'est pour te frapper ou te gueuler dessus. Tu n'as pas de chance d'être tombé sur elle, car elle va te faire souffrir toute ta ... mort. & bien plus de liens !
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Dernière édition par Swenn le Dim 23 Juin - 16:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: OKTESTETSTESTT   Dim 23 Juin - 15:11



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MessageSujet: Re: OKTESTETSTESTT   Jeu 9 Avr - 8:58

C A Ï N .






× NOM. Caïn.
× AGE. Il va sur ses cinq années.
× SEXE. Mâle.
× MEUTE. Solitaire.
× RANG. x.
× AUTRES INFORMATIONS. – Ses vertèbres caudales ont été brisées, il ne peut donc plus bouger sa queue.
– Ses iris semblent vairons; l'un est d'un gris tabac, alors que l'autre est hâlé.

× JAUGE.
FORCE → ▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌

AGILITE → ▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌

ENDURANCE→ ▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌▌


× CARACTÈRE


Les anciens disent que la colère se localise dans l'avant du corps.
Qu'elle prend les côtes, les bras. Qu'elle parcourt la colonne vertébrale pour aller se nicher dans la gorge. Puis qu'elle finirait par s'échapper. S'évaporer dans une brume morne et sombre. Un cri silencieux. Une déchirure. Peut être une douleur.
Il est rude, sévère. Peut être n'a t-il pas appris à jouer les lèches-culs; la franchise est quelque chose qui se remarque bien assez vite chez lui. Les mots font parfois des entailles plus profondes que les crocs. C'est un bâtard, brute et sauvage. Un être dont on ne peut deviner les pensées. Une ombre muette, déchaînée, déchirée par la rage. Soit. Il pense avant d'agir. Tout semble calculé, élaboré jusqu'au moindre détail. Avant de paraître désagréable et rustre, on dit de lui qu'il est intriguant. Un mystère, un souffle froid dont personne ne connait le trajet parcouru.
Secret, discret, il semble dans une transe muette; il ne désire juste pas parler de lui. Des autres. Il garde tout pour lui. Il n'a plus la force de hurler sa colère, alors il préfère s'isoler. Pour ne pas blesser les autres une fois de plus ? Possible. Probable.
L'honneur et la fierté lui tiennent à coeur. Il a été forgé dans des ruines, dans un sentiment de décadence, et veut à tout prix effacer ses mémoires. C'est un paradoxe à lui tout seul, car on peut parfois apercevoir une lueur de mélancolie et de regrets dans ses yeux de cendre. Le visage dur, le regard sévère et impartial. Mais les paupières flanchantes, vacillantes, les prunelles humides virant au rouge, les babines sèches, craquelées. Les oreilles tendues en arrière. Ce sentiment de culpabilité qui le ronge de l'intérieur, qui détruit chaque cellule dans son corps. Qui le détruit peu à peu.
Il n'accorde sa confiance à personne. Il a trop longtemps lutté pour ressasser ses plaies, et ne veut plus se battre. Se sentir trahi, ou au contraire trahir pour survivre.


× PHYSIQUE


Un spectre taillé à même la pierre. Chaque nerf qu'il contracte frémit lorsqu'il foule la roche. Svelte et élégant, il a puisé chez ses ancêtres une sorte de beauté sauvage. Il est doté d'un faciès aux traits durs et peu expressifs. Sa démarche est délicate, élancée. Calculée. Ses pattes fines et longues semblent se mouver sans aucun mal. Ses coussinets craquelés par le temps passé à frôler le sable, eux, n'en diront que le contraire. Il possède une queue longue et touffue, toujours abaissée. Elle semble ne pas pouvoir battre l'air, impuissante. Brisée. Ses vertèbres caudales ont toutes été fracturées. Il a été battu jusqu'au sang et en garde des séquelles tant physiques que mentales.
Ses iris sont un arcane, une énigme dont la résolution est pourtant simple; les humains. En effet, l'une de ses prunelles est d'un gris éteint, presque morne, alors que l'autre est cuivrée. Les produits chimiques ont rapidement fait effet, et la douleur qu'il ressent lorsqu'il ferme les yeux n'est rien comparée à celle de la honte qu'il ressent.
Ses babines sont toujours sèches. Il ne s'abreuve que peu, on dit que la soif ne l'effraie pas.
Son pelage est cendré, charbonneux, comme roussi par la flamme. Il a succédé du poil rauque et dur de son père. Un poil mi-long, ébouriffé. On ne pourrait pas lui donner de race précise; il n'est qu'un croisement, un piteux métissage. Il s'en est abaissé à là. Un bâtard de première.
Si l'on oublie le sang illégitime qui court dans ses veines, on peut facilement dire qu'il vient de loin. Peut être d'un pays arboré de contrées désertiques. On dit que si l'on se perd trop longtemps dans les profondeurs de ses yeux, on peut y apercevoir un paysage sec et dépeuplé, des ruines dénudées. Et si chaque grain de sable était un souvenir, alors ces plaines brûlantes, caressées par un souffle de vent ardent, ne seraient qu'une partie de son histoire.

× HISTOIRE



Le sable me brûle les yeux, l'amertume du vent mord ma peau. J'ai mal. Mes poumons suffoquent, las. Les hommes me regardent comme si j'étais un morceau de viande; et j'en suis un. Un cadavre, putride et impuissant. Trop jeune mais déjà désarmé. Et ils frappent, ils assènent. Et je n'ai plus la force de hurler, alors j'ai peur. Je tremble, je couine lamentablement. Je ne sais même pas pourquoi je meurs. C'est maintenant que je m'en rend compte; la vie m'échappe. Elle fuit, la lâche, elle se dérobe comme une effluve de printemps. Elle se perd, disparait entre les grains de sable, trainant sa robe rouge. Des larmes naissent sous mes paupières. Et une douleur me prend, s'empare de mes côtes. Je me sens comme aveugle. Mais, oh Seigneur, qui que tu sois, je n'ai plus foi. Plus foi en toi, plus foi en moi.
Puis je me réveille. La lumière flavescente ne caresse plus mon pelage, elle ne brille plus dans mes prunelles. Non, elle ronge, elle dévore mes iris. Je ne sens plus ma queue. Un spasme parcourt mon échine. Qu'attends-tu pour m'abattre ? Peut être que tu fais durer ce martyr pour me ravager, m'anéantir en douceur.

Et je me ruine, je m'émiette en silence. Quand est-ce que ce préjudice s'arrêtera t-il? Quand est-ce que ces entrechoquements se stopperons t-ils? Le sang afflue. Mais je ne regrette rien; je ne veux pas être un héros, mais un loup. J'aurais vécu. Vu. Entendu. Senti. Aimé. Je t'aurais aimé, puis perdu. Maintenant, je regrette mes mots d'autrefois. Ces phrases que j'ai vomi sans vergogne, dans un élan de rage ou de désespoir. Et alors que tu me susurrais tes sentiments, de mon côté je m'efforçais de t'ignorer. Je suis lâche. Mort, et lâche. Et alors que je commence à me rendre compte de mes erreurs, je regarde cette Hyacinthe Sauvage, esseulée. Ces fleurs ne poussent qu'ici, dans les dunes cuivrées du Grand Désert. Elles savent qu'elles vont dépérir. Une liberté qui leur est mortelle. Je blâme mes choix, mes actions passées. Les larmes ne peuvent même plus ruisseler, se perdre dans ma fourrure; les produits toxiques me paralysent de douleur. Tu es lâche d'avoir fui la vie. Et je hurle en silence, je te hais. J'ai le coeur amer, l'esprit en rage, les yeux rongés par l'acidité. Mais je vis, je pense et je vois. J'endure. Et toi, tu es parti sans une once de colère, de remords. Comme je te hais pour ça. Comme je t'ai aimé.

Et ce n'est que maintenant que je commence à comprendre. À apprécier les quelques rares fleurs qui fanaient majestueusement au sommet de l'erg, le sable ardent qui craquelait mes pattes, et même la meurtrière toundra rouge. Celle qui t'as pris à moi. Celle dont le vent remodèle sans arrêt les courbes, celle qui change de masque car prise de remords. Peut être aurais-je dû rester avec Père, quitte à endurer ses mots. Lui qui me disait bâtard, illégitime. Une laide fusion entre deux êtres trop parfaits. Il disait que j'étais un louveteau voué à l'échec, que tout était déjà perdu. Mon sang est impur, chaste et indigne de suinter de mes veines, ça aura au moins le mérite d'avoir été clair. On ne cessait de me répéter qu'aucune tribu, aucune meute ne voudrait de moi. Alors je suis parti dans l'unique espoir de venger ton corps probablement dissimulé quelque part sous mes pattes, englouti par la meurtrière terre.

Je me lève et mes os craquent, cèdent dans une résonance assourdissante. Je les sens se rompre, mais je peux toujours marcher. Alors j'avance, pas à pas. La mort n'a pas réussi à me prendre avec elle, alors je me bats. Je suis un fuyard, un voleur qui n'ose même plus regarder derrière lui. Je ne peux plus bouger ma queue, mais je respire, je sens à nouveau le parfum du désert incandescent. Père doit avoir été touché par les produits des humains, lui aussi. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi je ne ressens plus aucune haine envers lui. Je ne comprends pas pourquoi mes oreilles s'abaissent, pourquoi je m'écroule. Et je hurle, je vomis mes rancoeurs et ma furie. Je jure, je crie mais rien ne retentit dans les plaines nues.

Je vais longtemps marcher ainsi, passer par tempêtes et orages, errer en solitaire. Le jour, le soleil va me brûler les yeux et le sable fendre mes pattes. La nuit, la pluie glaciale va congeler ma fourrure et mordre ma peau. Mais je vais marcher aussi longtemps qu'il le faudra. Je vais marcher sans compter et sans penser, machinalement. Mes maux et mes douleurs disparaitront au gré du temps, mon caractère se forgera plus fort et plus aigre que jamais.

Ma dernière pensée est pour moi.


× MON PARRAIN / MA MARRAINE Nope.
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MessageSujet: Re: OKTESTETSTESTT   Mar 1 Déc - 10:22

×      fear isn't real.      ×
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MessageSujet: Re: OKTESTETSTESTT   

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OKTESTETSTESTT

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